L'alien dans la mafia

Publié le par Sempai

Alors que certains passent leurs dimanches après midi avec la  famille (ou la belle famille), Pixie et moi en profitons pour tester des jeux (même si nous arrivons à bout de nos dernières acquisitions).

Pour ce dimanche frisquet, nous avons décidé de nous attaquer à 2 nouveautés et 2 classiques, à savoir :

Sobek

Famiglia

Alien Menace

L’âge de pierre

Sobek

Dans ce jeu de cartes imaginé par Bruno Cathala, les joueurs vont être propulsés au rang de marchand sur les berges du Nil. Leur but va être de collectionner les ressources en devant gérer leur niveau de corruption, car effectivement tout bon marchand qui se respecte n’accepte pas toutes les marchandises qu’on lui propose mais par contre étudie toutes les propositions qui lui sont faites pour favoriser tel arrivage de marchandise par rapport à d’autres.

Sobek

En plus des cartes, contenues dans cette boite facilement transportable, un petit plateau de score est fourni pour suivre l’évolution de la renommée de chacun des joueurs. Le principe est simple, sur la table sont proposées 9 cartes (marchandises face visible et/ou personnages face cachée). Chacun son tour, les joueurs vont pouvoir prendre une carte et la placer dans leur main, en partant de la carte la plus à gauche. Ils pourront également ignorer jusqu’aux 3 premières cartes proposées pour prendre la 4ème. Cependant, faire ce choix c’est accepter de recevoir les 3 précédentes cartes ignorées comme gage de sa corruption (et donc elles rejoignent la pile corruption du joueur).

Pour poser des cartes devant soi, et marquer des points, il faut pouvoir collectionner au moins 3 cartes de la même marchandise. Associées à ces cartes, des personnages peuvent faire leur apparition en cours de route et ont la double particularité d’être joués soit comme une vulgaire marchandise soit en activant le pouvoir qui lui est associé. Parmi les effets disponibles nous avons la possibilité de défausser toutes les cartes d’un même type dans notre pile corruption, de piocher 3 cartes supplémentaires, de voler une carte dans la pile corruption d’un adversaire, etc.

Enfin, lorsqu’un joueur pose un lot d’au moins trois cartes, il a la possibilité de piocher 1  des 5 jetons événements de la manche. Ces jetons permettent soit de valoriser un type de marchandise, soit d’avancer sur la piste des scores pendant qu’un autre joueur reculera, etc.

Les parties se déroulent en 3 manches, à la fin desquelles on regarde quel joueur est le plus corrompu ce qui a pour effet de le faire reculer sur l’échelle des scores.

Les parties sont rapides, faites pour 2 à 4 joueurs et peuvent conduire, parfois à de longs moments de réflexion car certains choix sont difficiles à faire.

Au cours de notre partie, Pixie a été relativement à l’aise, commerçant comme pas deux et remportant 2 manches sur les 3 jouées :

Sempaï : 23 ; 65 ; 32 = 87 (du fait des malus de corruption)

Pixie : 34 ; 48 ; 64 = 108 (du fait des malus de corruption)

Conclusion sur Sobek

Le jeu est rapide, les règles facilement assimilables et il est nécessaire de jongler avec sa corruption, en avoir sans être celui qui en a le plus. A deux joueurs, le jeu est un peu plus tactique qu’à 4 et la corruption peut-être plus facilement gérable puisqu’il est beaucoup plus facile de suivre l’évolution de la corruption de l’autre.

Ce jeu est vraiment agréable, avec un mode deux joueurs parfaitement équilibré et qui se trouve être plus fin que Jaipur.

Famiglia

Nouveau jeu édité par Edge, cette petite boite renferme un jeu de cartes pas si évident que cela.

famiglia

Le but du jeu va être de disposer, à la fin de la partie, de la bande de gangsters la plus puissante. Il va s’agir de jongler entre les cartes que l’on a en main, celles que l’on a déposé devant soi et celles disponibles au milieu de la table. Uniquement jouable à deux joueurs, chacun dispose, au départ, des 4 mêmes cartes, à savoir 4 gangsters de valeur 0 (les valeurs allant de 0 à 4) et de couleur différente.

Au milieu se trouve la rue avec 6 gangsters initialement qu’il sera possible de recruter si on possède 2 cartes de la même famille (couleur) mais de valeur immédiatement inférieure à la valeur de la carte désirée. Chacune des 4 couleurs (familles) possède sa capacité spéciale. Les comptables permettent d’échanger des cartes que l’on a en main avec des cartes que l’on a déposé devant soi. Les brutes permettent de réduire la valeur d’une carte posée dans la rue. Les mercenaires sont des cartes joker prenant n’importe quelle couleur mais valant un point de moins que leur valeur réelle. La dernière famille n’a pas de capacité spéciale, simplement, elle rapporte plus de points de victoire.

La mécanique du jeu n’est pas des plus évidentes à expliquer, surtout lorsque l’on utilise les 4 premières cartes. Pour parvenir à bien faire comprendre à son partenaire la mécanique, je recommande de faire un cas d’école en prenant en main des cartes de valeurs supérieures à celles de départ. Une fois expliqué de cette manière, les phases sont facilement assimilables et le jeu se joue rapidement.

Lors de notre partie, Sempaï a choisi d’utiliser pas mal de comptables et s’est rué sur les cartes mercenaires mais très vite il a pris conscience de ses limites, alors que Pixie, elle, a parfaitement maitrisé sa partie, s’orientant uniquement sur les cartes rouges et termine le jeu avec un score fleuve :

Sempaï : 24 points

Pixie : 79 points

Conclusion sur Famiglia

Ce jeu présente une mécanique tarabiscotée, que la page de règles (présentant des fautes d’orthographe voire des oublis de mots) ne facilite pas à appréhender. Cependant, lorsqu’on pose les cartes et que l’on teste à blanc le jeu, finalement le jeu est logique, les premiers tours de jeu sont frustrants car la limite de  nos cartes empêche de faire de gros achats; cependant, une fois lancé, le recrutement n’arrête pas de gagner en puissance et en valeur. Malgré ma défaite cuisante, j’ai beaucoup aimé ce jeu et Pixie n’a pas semblé être contre le fait d’y jouer à nouveau.

Alien Menace

Tout beau, tout chaud, ce jeu attendu par quelques fans depuis des mois est enfin arrivé sur les étals. Pour ma part, j’avais suivi l’info sur TricTrac et regardé la vidéo de présentation de la partie avant de me décider à l’acheter samedi dernier.

alien-menace

Alors que j’avais été étonné de voir Pixie apprécier fortement Space Hulk - Death Angel, le concept de ce jeu, proche d’une certaine manière, me semblait être un bon candidat pour un nouveau jeu à 2 joueurs.

Dans ce jeu de cartes, un joueur va interpréter un Space Marine alors que l’autre interprétera le rôle de l’alien. Chacun dispose de son deck, comportant des cartes armes/montres, événements, actions). A la manière d’un Space Hulk, le Space Marine va devoir progresser de salle en salle (5 au total) avant de parvenir au portail. La différence avec Space Hulk vient du fait que la défaite, lors d’un combat, du Space Marine entraine le changement de salle, alors que dans Space Hulk il faut parvenir à vider un des deux tas blip.

A chaque nouvelle salle, les joueurs vont pouvoir piocher de nouvelles cartes, jouer des cartes événements pour diminuer son adversaire ou s’améliorer et enfin vient la phase de confrontation. Les salles sont dimensionnées, c’est-à-dire que le nombre de créatures qui pourront être jouées est limité; de plus les créatures se succèdent et ne s’accumulent pas. Il faudra avoir tué la première pour s’attaquer à la seconde.

Pour parvenir à gagner un combat, il faut avoir une force égale ou supérieure son adversaire. Ceci passe par l’utilisation d’arme (une par créature) augmenté en capacité par des cartes actions. Dans un dernier recours, chaque joueur dispose de jeton avec 2 faces, une face +1 qui donne un bonus au personnage et une face vierge ne donnant rien, si ce n’est le regret d’avoir gaspillé un jeton pour rien.

Les cartes sont très jolies, les dessins très agréables, par contre les jetons font cheap et le fait de devoir coller les +1 et 0 renforce ce côté cheap (mais c’est la rançon pour avoir un jeu qui coûte moins de 20 euros).

Au cours de notre partie, le Space Marine a traversé le laboratoire et a du affronter une démonesse, ce qui lui couta un jeton. Puis ce fut l’entrepôt au cours duquel 2 aliens ont été éliminés grâce à la carte « progression discrète » du Space Marine, mais  c’était sans compter sur la soif de sang (+4 jetons) de l’alien. Au niveau des turbines (empêchant d’utiliser des cartes actions), deux démons ont été détruits. Le hangar, lui, permet à chacun des joueurs de récupérer 1 jeton.  Le hall central a été l’occasion pour le Space Marine d’utiliser son robot de reconnaissance pour contrer le pistage de l’alien, ce qui le rendit fou de rage et fit usage de sa cuve de croissance pour récupérer un Warzomb. Au poste de surveillance, l’alien est obligé de jouer avec ses cartes face visible, ce qui avantage nettement le Space Marine et tout ce chemin a conduit notre Space Marine jusqu’au portail. Il ne lui reste qu’un point de vie, son lance roquette s’enraye, une lutte sans merci commence avec un electroshark à coup de jetons, puis de fusil à pompe face au 2nd electroshark qui fait son apparition. Le Space Marine ne possède plus d’armes, il lui reste 4 jetons et il sait que l’alien est à bout de force; c’est à ce moment précis que ce dernier utilise son carnass, une atrocité empêchant l’utilisation des jetons. C’en est finit de notre Space Marine qui aura vaillamment lutté, sera passé à deux doigts de la victoire dans un jeu fait en faveur de l’alien.

Conclusion sur Alien menace

Le jeu est sympathique, les règles très vite assimilées pour peu que l’on connaisse Space Hulk – Death Angel ou d’autres jeux de ce type; cependant le gros reproche que je lui ferais est que l’on ne ressent pas le côté survival que l’on ressent avec Space Hulk. Ici, jouant l’un contre l’autre, on se retrouve dans un jeu où les joueurs s’acharnent l’un sur l’autre, avec une surenchère de cartes et de jetons. Le jeu, loin d’être mauvais ne transcende par les foules et on lui préférera un Space Hulk pour peu qu’on aime les affrontements Aliens versus Space Marine.

L’âge de pierre

Jeu de développement, l’âge de pierre vous propose de vous transporter à l’âge de pierre (tiens c’est étonnant). Votre communauté de départ, composé de 5 petits bonshommes, va devoir produire des matières premières (bois, glaise, pierre et or) mais aussi chasser pour faire vivre la communauté, évoluer (au travers des ses outils et de son agriculture) et se reproduire. Oui vous avez bien lu, se reproduire. Ici, pour gagner un personnage supplémentaire il va falloir passer par la case à gouloulou en dédiant 2 membres de votre communauté à cet acte si beau qui est de donner la vie.

AgeDePierre

Les matières premières vont être récoltées afin d’acheter des cartes de civilisation et des bâtiments. Ces deux « objets » ont pour but de vous faire avancer sur l’échelle des scores.

Après une explication rapide des règles, notre partie s’est déroulée sagement, Pixie commençant par se concentrer sur l’agriculture et la chasse (pour nourrir ses personnages) alors que Sempaï jonglait entre les matières premières, achat de bâtiments pour scorer un maximum. Au final, lors du décompte, nous nous sommes aperçus, alors que l’on pensait la victoire acquise pour Sempaï depuis longtemps, qu' il n’en était rien puisque les cartes civilisation de Pixie lui ont fait remonter la piste des scores pour ne terminer qu’à 1 point de Sempaï :

Pixie : 66 points de score, 1 de fond vert, 40 points de paysans, 15 points de bâtiments et 6 points de matières premières = 127 points

Sempaï : 86 points de score, 9 points, 21 points de chaman et 12 points de matières premières = 128 points.

Remarque :

Nous n’avions pas vu que la nourriture n’était pas décomptée (et heureusement pour moi) puisque le stock de Pixie était de 33 points de nourriture alors que le mien n’était que de 22.

Conclusion sur L’âge de pierre

Ce jeu est très fun. Malgré la simplicité des règles et de la gestion des matières premières, il n’en reste pas moins malin avec des options très marrantes comme le fait de devoir dédier 2 personnages à la reproduction de sa communauté ou de devoir, une fois le tour de jeu effectué, nourrir sa communauté sous peine de se voir amputer de 10 points de victoire. Il se trouve être parfait pour initier de nouveaux joueurs aux jeux de développement et des joueurs plus aguerris prendront plaisir à faire croitre ou non leur communauté au gré des jets de dés.

Conclusion de la journée

Encore une fois, nous nous sommes régalés en testant tous ces jeux. Le principe de Sobek est très sympathique et il me tarde de le tester en configuration 4 joueurs. J’ai été agréablement surpris par le fait que Pixie a pris très rapidement en main Famiglia pour me montrer que la mafia italienne est plus puissante que ma mafia russe. J’ai été un peu déçu par Alien menace, même si nous y rejouerons mais j’espérais quelque chose de mieux. Enfin, l’âge de pierre est vraiment agréable à jouer, le plateau de jeu est très sympathique avec de nombreuses options très fun. Il me semble qu’une extension pour ce jeu est attendu à Essen 2011, j’ouvrirai les yeux et les oreilles pour en savoir plus et la mettre dans ma wishing list, après Black Secret et l’extension dl’Olympos.

Publié dans Divers

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fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 29/09/2011 13:12


(fermaton.over-blog.com)
No-1, MAFIA. LA SOLUTION ?