Festival du jeu de Toulouse 2011

Publié le par Sempai

Cette année, pour le 10ème anniversaire du festival du jeu, les choses ont été faites en grand, très grand. Une superficie démentielle, des animations géantes et du monde comme jamais nous n’ayons vu (plus de 11 000 visiteurs).

Mon samedi a été consacré à faire découvrir aux gens le jeu de rôle, Anoë édité par le Ludopathes. Ce fut une excellente expérience car beaucoup de non rôliste ont osé faire le pas vers ce type de jeu à l’occasion de ce festival. Je retiendrai, tout particulièrement, ma dernière session de jeu avec Marion (9 ans) et Romain (12 ans) car les enfants sont pleins d’imagination, ont encore un brin d’innonence ce qui permet encore de faire jouer un scénar de type « réveil d’une princesse endormie et affrontement avec un dragon ». C’est rafaîchissant, merci à eux deux.

 

Je tiens aussi à remercier Ludovic, de la boîte à Heuheu, de m’avoir permis d’entamer une partie en sa compagnie, de Dirty Secrets. Ce fut passionnant mais frustrant de ne pas pouvoir finir ce scénario de chantage du fait d’impératifs, mais ce n’est que partie remise au 13 mai, date à laquelle la première partie de ce jeu sera jouée à notre table.

 

Revenons à ce qui nous intéresse sur ce blog, les jeux de plateau. Alors que l’année dernière nous n’avions pas pu tester les jeux qui nous intéressés vraiment (même si nous nous étions amusés avec les aventuriers du rail et Salem), il en a été tout autrement en ce dimanche de Pâques. Du fait d’être encore des novices dans cet univers, nous avons beaucoup de retard concernant les s des années précédentes, retard que nous avons essayé de combler au cours de ce festival (en y parvenant à peu prés). Les trois membres de notre expédition vers la découverte de ces jeux sont Jérémie, Pixie et Sempaï.

 

The Adventurers

adventurersCe jeu, datant de 2009, distribué par AEG, permet aux joueurs d’incarner des aventuriers à la Indian Jones dont le but est de sortir vivant d’un temple Maya sans se faire écraser par une boule géante, ni tomber dans de la lave en fusion ou finir noyer dans une riviére intrépide. Chaque personnage a une capacité spéciale utilisable une fois par partie, allant de l’ajout d’une case de déplacement au fait de considérer son chargement comme étant moins lourd d’une charge. Chaque salle permet de récupérer des trésors, trésors qui vont alourdir l’aventurier lui octroyant ainsi moins d’action par tour de jeu.

Le jeu doit être sympa avec des enfants à la table, mais Pixie n’a absolument pas accroché au principe. Pour ma part, je dois dire que l’optique de ce jeu entre adulte ne m’a pas enthousiasmé plus que cela, alors qu’en compagnie d’enfant je pense que ce jeu familial doit prendre tout son sens et avoir une autre saveur. Au final de cette partie, dont la durée est relativement courte au final, Jérémie, bien que sortant dernier du temple, a remporté la partie riche.

 

Small World

Souhaitant depuis un an jouer à ce jeu de conquête, nous avons réussi à dénicher une boîte de ce jeu. Malheureusement, la boîte était incomplète, les pions victoire étant manquant, nous avons du reposer ce jeu la mort dans l’âme. Nous comptons sur Flo pour nous prêter ou nous faire découvrir ce jeu qui recèle tellement d’extensions qu’il pourrait potentiellement intégrer notre ludothèque si l’expérience s’avère concluante.

 

7 wonders

7wondersGrand jeu de l’année 2010, plébiscité dans tous les festivals et dans la communauté ludique, nous nous devions de le tester. Du fait de son succès les boîtes étaient rarement disponibles, jusqu'au moment où nous nous sommes décidés à quitter le festival. Voyant la possibilité de le tester se dessiner devant nous, nous nous sommes rassis à une table et avons entamé une partie avec 4 autres joueurs. Ce jeu est un jeu de civilisation se jouant avec des cartes. Chaque joueur dispose de 7 cartes, en sélectionne une et passe le reste de sa main à son voisin. Ainsi les cartes tournent entre tous les joueurs permettant d’élaborer sa stratégie sur les ressources, les sciences, tout en développant sa merveille. Au cours du jeu, chaque joueur interagit avec ses voisins de droite et de gauche pour leur acheter ou vendre des ressources, puis, à la fin de chaque âge (au nombre de trois), rentrer en conflit militaire avec eux. Je ne sais si cela vient des explications qui n’ont pas été claires (et incomplètes finalement) ou si cela vient du principe du jeu, mais Pixie a détesté ce jeu, il m’a fallu deux tours de jeu pour comprendre la manière de poser/utiliser ses cartes. Ma stratégie, de développement de ma merveille (la pyramide de Gizeh) n’a servi à rien car ne sachant pas au final quelles cartes allaient servir à compter les points, ma stratégie pacifiste m’a conduit à prendre la dernière place avec 32 points. Pixie a finit à la 5ème place et notre Jérémie, suite à au développement de cartes « bleues » (un peu trop nombreuses selon les règles, mais ce fait nous fut révélé à la fin de la partie seulement) a terminé à la seconde place avec 49 points. Le grand gagnant fut l’un des 4 autres joueurs de la table avec un score de 80 points (il me semble) du fait d’avoir déposer devant lui toutes les cartes sciences devant lui (ne sachant pas à quoi cela servait aucun d’entre nous ne s’est concentré sur cet aspect du jeu).

Au final, une énorme déception pour nous, nous qui attendions beaucoup de ce jeu, en vue de son achat. Peut-être qu’avec une meilleure explication du jeu, nous aurions pu en apprécier les rouages, mais ce ne fut malheureusement pas le cas. Dommage.

 

Ghost Stories

gosthJe le disais en début de cet article, nous avons beaucoup de retard sur les jeux de plateau et depuis des mois, pour ne pas dire un an, je souhaite ardemment jouer à ce fameux jeu coopératif disponible depuis 2008. A l’époque où je souhaitais acheter un jeu de ce type, mon choix s’était finalement porté sur Horreur à Arkham du fait du nombre de joueurs pouvant y participer. Mais cette année, la chance a été de notre côté, puisqu’une boîte nous tendait les mains. N’écoutant que notre courage (du fait des règles qui nous semblaient un peu complexes) nous avons osé nous attaquer à ce jeu d’exorcisme asiatique.

 

Partie 1

Le ciel a du entendre nos prières intérieures d’avoir un animateur du festival connaissant un tant soit peu les règles pour nous éviter de passer 1h à décrypter les règles par nous même, car effectivement, 5 minutes après notre installation, un gentil animateur, Xavier, nous a proposé de nous présenter les règles (même s’il n’était pas certain de toutes s’en rappeler). Nous avons été rejoins par un quatrième joueur Loïc, dont on se serait bien passé du fait de son humour lourd et totalement inapproprié, mais bon, soyons généreux avec notre prochain et donnons lui sa chance.

Dés l’explication des règles, nous comprenons que nous allons souffrir et que la victoire n’est pas envisageable, même en mode facile (car oui ce jeu a une difficulté modulable allant de l’initiation au mode Enfer). Effectivement, nous ne nous étions pas trompés, nous nous sommes fais battre à plat de couture, le grand méchant, Wu Feng, n’ayant même pas eu le temps d’apparaître.

 

Partie 2

Parvenant à nous débarrasser de ce quatrième joueur inutile, nous nous décidons à entamer une seconde partie à trois. Pixie a gardé sa couleur jaune (permettant de diminuer la difficulté pour exorciser les fantômes), Jérémie sa couleur verte (lui permettant d’obtenir un dé en plus de combat et de ne pas être maudit), alors que pour ma part, je changeais de couleur pour choisir la couleur bleu et sa possibilité de réaliser une attaque tout en activant l’effet d’une tuile. La mécanique ayant été pas mal assimilée par les joueurs, du fait de la première partie, les choses se sont bien déroulées, les moines taôistes repoussant les fantômes apparaissant au fur et à mesure des phases Ying. Toutefois, les esprits hanteurs sont puissants et très rapidement nous commençons par être débordés. Alors que la carte de Wu-Feng apparait sur le haut du tas, ce qui signifie que nous sommes à 10 tours de la fin, une quatrième et dernière tuile est hantée. Frustré de perdre de cette manière, Jérémie crochète les règles en décidant d’utiliser un point de yang pour exorciser une tuile et nous permettre de rencontrer Wu-Feng. La lutte est âpre et alors que nous envisageons une stratégie pour gagner, une nouvelle carte fantôme, dont la capacité spéciale est de hanter directement une tuile nous fait à nouveau perdre la partie.

 

Conclusion

Ce festival du jeu a été vraiment passionnant, tant du point de vue rôlistique que du point de vue des JdP. Notre grosse déception pour ce festival restera 7 wonders mais notre coup de cœur et découverte revient à Ghost Stories qui devrait entrer dans notre ludothèque d’ici deux à trois semaines, car c’est jeu rapide (45 minutes, voire bien moins si l’on ne fait pas attention), c’est une jeu véritablement difficile (ce que nous recherchions avec Arkham mais que nous n’avons jamais trouvé) et c’est un jeu très prenant !

Publié dans Divers

Commenter cet article