Citadelles à Lalande

Publié le par Sempai

Le week-end dernier (16-17 octobre 2010), se tenait, dans la salle de Lalande, le salon Jeux et Merveilles. Le principe de cet événement est de faire découvrir de nombreux jeux de société, jeux de plateaux et autres jeux de cartes au plus grand nombre. Cela permet également de rencontrer d’autres personnes que son cercle habituel de joueurs, même si, je reconnais qu’il est plus facile de jouer à ce dont on a envie lorsque l’on est avec des camarades de jeu qu’avec des inconnus qui ont, eux aussi, des aspirations.

 

Ainsi, Pixie et moi-même avons bravé le froid hivernal (en plein automne) de ce dimanche gris pour partir à la découverte de ce salon. Au fond de moi, j’avais une petite liste de jeux que j’aurai aimé tester en vue d’un achat futur, cependant, je pus que les regarder de loin. Ce n’est pas grave.

 

À notre arrivé, un Gentil Organisateur nous demande si l’on souhaite jouer à quelque chose et nous propose Le donjon de Naheulbeuk, ce qui fait sourire Pixie qui semble alors toute prête à y jouer, mais pour ma part, le fait de devoir courir autour de la table de jeu, de se tenir en équilibre sur une jambe (et avec la chance que j’ai cette année cela serait tombé sur celle où je me suis fait ma déchirure), tout ceci fait que je refusais poliment l’invitation. À ce moment-là, une autre participante vient nous voir afin de savoir si nous étions intéressés par une partie du jeu Citadelles. Ne le connaissant pas, nous acceptons (car nous étions tout de même là pour jouer), tout en ayant derrière la tête un à priori mitigé sur le jeu du fait du format de la boîte, qui m’indique une durée de partie de l’ordre de l’heure (je n’ai rien contre les jeux « courts », cependant, mon élan irait plutôt vers des jeux un peu plus longs qui me donnent l’illusion d’être des jeux plus aboutis, réfléchis).

 

Nous nous installons donc à une table, en compagnie d’une Gentille Organisatrice qui tente de nous expliquer les règles. Le souci est que sa maîtrise est très approximative. Heureusement, un nouveau joueur se joint à nous et il se trouve qu’il a passé son salon à jouer, je ne dirai pas exclusivement à ce jeu, mais une grande partie. Il semble, en effet, plus à l’aise et sera un peu notre guide durant le début de partie.

 citadelles

Peut-être ne connaissez-vous pas le principe du jeu Citadelles (tout comme moi avant cette expérience). C’est relativement simple. C’est un jeu de cartes pour le grand public, qui prend pour cadre un univers médiéval fantastique et qui consiste à créer des quartiers via un système de bourses et finances. Les joueurs vont incarner à chaque tour de jeu, un personnage différent, qui aura bien évidemment ses capacités propres (allant de l’assassin, au magicien en passant par le Roi). Selon le nombre de joueurs à la table, un certain nombre de ces personnages seront écartés, aléatoirement, à chaque tour. Le but de notre entreprise est alors de créer 8 quartiers. À chaque tour de jeu, les joueurs auront la possibilité d’activer leurs capacités spéciales (comme tuer un personnage, échanger ses cartes en main avec un autre joueur, etc.), de récupérer de l’argent ou de construire un quartier. Le premier qui parvient à bâtir son 8ème quartier signale la fin du jeu. Les règles sont simples, la mécanique bien huilée et les tours s’enchaînent à un rythme, que j’ai jugé un peu lent, mais cela dépend uniquement des joueurs.

 

Pixie, à diverses reprises, se retrouva Condottiere (qui a la capacité de détruire des quartiers) alors que moi j’adoptais une stratégie simple, construire un quartier d’une couleur différente à chaque tour (il y a 5 couleurs de quartier et le fait de parvenir à avoir les 5 couleurs devant soit, octroie un bonus au décompte final des points). Lors des premiers tours, le voleur ayant la possibilité de voler un personnage prit pour cible systématiquement le Roi. Cependant, je remarquais que celui qui faisait le plus d’argent était le commerçant. À mon tour de jeu, et ayant déjà posé 7 quartiers, voyant qu’une des joueuses avait une somme rondelette devant elle, je décidai de voler le commerçant, en espérant qu’elle possédait bien cette carte. La chance était avec moi, et me voici avec une quinzaine de pièces d’or devant moi. À ce moment précis du jeu, j’ai déjà 7 quartiers, il ne m’en reste plus qu’un à poser. Plusieurs stratégies s’ouvrent à moi et j’optais pour celle qui flurtait avec la manipulation des règles, c'est-à-dire de choisir le personnage de l’architecte (qui a la capacité de construire 3 quartiers lors de son tour et non un seul comme pour les autres personnages) et d’utiliser sa capacité à son maximum. De cette manière, même si un autre joueur était Condottiere, en me détruisant un quartier, il m’en resterait encore 9.

Ma stratégie fut payante, étonna les autres joueurs qui n’avaient pas vu cette possibilité et je marquais ainsi la fin de la partie.

 

Conclusion

Nous fîmes le décompte des points et c’est avec un très appréciable 52 points que je remportais la partie. Mon principal adversaire finissant avec 27 points.

Je dois dire que j’ai bien aimé ce jeu, qui allie un peu de stratégie, un peu de chance, le tout pouvant se jouer à un rythme « soutenu » à partir du moment où les joueurs ont bien compris les 2 actions qu’ils ont à faire à leur tour. Peut être qu’un jour, j’achèterai ce jeu (tarif modique de 20 euros) et qui permet de réunir jusqu’à 8 personnes à la fois. Bien évidemment pour passer une soirée à jouer, il sera nécessaire d’avoir d’autres jeux, mais nous avons bien sous la main un Mafia ainsi qu’un Formule Dé avec des règles en bêta test, écrites par mes soins, qui serait bon de passer en grandeur nature.

Publié dans Divers

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